Ms. John Soda

12/08/2008

Le temps se couvre... je lance la galette virtuelle... les premières mesures graves, solennelles, électriques se font entendre. Ca commence par un shoegaze pur jus sans pépin : grattes suintantes, rythmique plaquée, accords simples et efficaces. Puis entrent les nappes et petits sons divers et variés. Y'a pas a tortiller c'est très bien produit (trop ?).
Enfin la voix suave et nonchalante de la chanteuse Stefanie Bröhm entonne sa litanie sur un son chaleureux de basse triturée.

Break sec.

Premier break, tout s'enchaine à la perfection, ce qu'il faut de mélancolie résignée. J'ondule. Signés sur le label berlinois Morr Music, les Ms. John Soda n'ont pas pour objectif de chambouler les tréfonds de la construction musicale, ils font du son efficace et brut. Je me suis laissé dire que leur dernier album serait décevant. A écouter, bardé de circonspection, donc.

Deuxième break asséché.

Et là ca part en sucette... "contenue" la sucette, hein... Ce "no. one" me secoue... Je me lance avide de sons à la recherche d'autres prods... Bah va y'a pas a chercher bien long pour mettre la main sur quelque chose d'exploitable. Même si je dois avouer que ce que je viens d'écouter se rapproche plus de quelque chose comme Solex que du shoegaze à l'ancienne, au feu de bois...

Ca a beau avoir un beau ramage, tu dois finir par t'en lasser... Pas grave des "comme ça" j'en ai plein ma musette...

Un tout sur leur spaisseu pour se faire une idée.

Number One (ça ça sonne !)


Go Check (le son est naze mais ca vaut le coup)

Maniacx

17/07/2008

Aaaah, l'été ! Son soleil, son mercure haut perché, ses filles en mini jupes, ses bloggeurs qui ont la flemme d'écrire, et surtout ses festivals.

Moi qui ai l'habitude de me plaindre face au manque flagrant de son dans notre chère Provence, je suis bien obligé d'admettre que cet été ça commence à bouger sévère. Entre deux crises d'impatience dues au concert à venir (raaah oui ! c'est demain ! gnnn.. peu plus attendre, gnnn !) du meilleur groupe du monde à mes yeux, à savoir High Tone, je me suis mis à éplucher la prog' des festoches à venir. Et notamment celle très alléchante du Kality Street Festival, petit festival de bon goût qui mettra en scène, entre autres, EZ3kiel, Hilight Tribe ou encore Chinese Man. "Hum sympa ça ! tiens c'est quoi ce groupe ? Maniacx ? jamais entendu parler, allez hop ! on va tenter". D'ailleurs, tentez avec moi :



Vint alors ce que j'oserais sobrement intituler une grosse claquasse dans ma gueule. Des textes déjantés, un flow rapide et précis, porté par une association gratte/platines qui fournissent une ambiance très cartoon, c'est clair, Nawak, Flik Flak et Duff (ouais, ce sont leurs noms de scène, bien vu) sont venus dynamiter une scène Hip hop française un poil sur le déclin, à grand renfort de culture un peu geek et d'une "non prise au sérieux" rafraichissante.

A la première écoute je me suis dit : "tiens, on dirait du Puppetmastaz !"; ceci expliquant peut être cela, je viens de découvrir que les deux groupes s'étaient rencontrés pour quelques shows communs. Comme quoi, il y a du vrai dans l'adage "les grands esprits se rencontrent".
Si vous faites un tour du côté de La Garde (83) le 2 août, il y a de fortes chances que l'on se croise.




Jî Mob

10/06/2008

Et voici la première croquette d'un joyeux nouveau volontaire, qui j'en suis persuadé (une fois qu'il m'aura contacté par mail) nous abreuvera de sons tous plus croquants les uns que les autres !

Et bim ! A voté !

A toi Youm je te laisse la parole :

Je profite de ce lundi difficile (comme tous ces lundis), pour faire ma première « croquette ». Pas de chef derrière l’épaule, zik à balle dans le bureau, les secrétaires n’ont qu’à bien se tenir !
Voici un groupe qui aura tout à fait ca place dans ce puits intarissable qu’est le Morning… « quoi une bande de lève toi !? ».

Il s’agit de Ji Mob, un groupe français à l’initiative de Jérôme « Ji » Drû, flûtiste/chanteur « tout terrain » ayant collaboré avec de nombreux « papas » aussi bien dans le monde du jazz (Stéphane Belmondo, Julien Lourau, …) que dans celui de l’électro (Dj Oil/Troublemakers, Doctor L/Assassin entre autre,…).

La formation du groupe est plus proche du jazz-rock (bass, batterie/percu, guitare, Rhodes, Buggle, flûte) que de l’électro pourtant le style trempe pas mal dans ce domaine.
L’album Director’s cup sortie en 2006 sous Comet Label a donné naissance à quelques perles dont une caresse soul motorcycle boy de Sandra Nkaké.

Il est surement plus facile de voir passer Fanjo sur un traineau que Ji Mob près de chez soi, mais ils seront tout de même en promenade de santé à Vienne le 5 juillet pour la promo du dernier bébé power to the people mixé de leurs nombreux lives début 2008 par Jeff Sharel.

Motorcycle Boy (Live)


Ferdinand (très très bon ça !!)


[Concert] Battles

01/06/2008

Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire une chronique sérieuse du dernier concert vu. Il s'agissait de Battles durant les Nuits Sonores.

Après avoir chopé la fin du set de Krush (moyen...), la salle surchauffée se vide.... moi je me colle devant la scène et je patiente... je vois des gars venir amener les instrus sur scène... des tables et des tables pleines de fils et de pédales d'effets... Je bloque un poil sur les ingés son... "putain c'est long quand même"...

J'attends ... un chevelu passablement éméché vient me tenir le crachoir... de tout ce qu'il m'a dit je n'ai retenu qu'une phrase qui résume tout "le batteur il tape pas sur sa cymbale il dunk !!". En effet la batterie est positionnée au milieu de la scène, devant les autres instrus. Elle a la particularité d'avoir une cymbale sur-élevée a 1m50 (facile) au dessus du reste.

La les gars rentre "mais putain c'est eux battles ?? je croyais que c'était les ingés son moa...". Le bassiste envoie un son qui sèche et happe toute la foule, un son de basse monstrueux passé dans 12000 boites d'effet, faut avoir le cœur bien accroché. L'œil du batteur s'illumine et il envoie la purée ! Le groupe suit dans une sorte de transe de fou furieux. Le son est enoooooorme !!

J'ai perdu 2 litres d'eau rien que sur le premier morceau. Mais pas le temps de faiblir leur set est implacable, il ne laisse pas respirer, les constructions sont des fois a la limite de l'audible, mais le public suit, le public est là, le public réagit très bien, les compos s'enchainent, pas le temps de respirer, d'énormes mouvements de foules, ça bouge, le son est vraiment enooooorme, le batteur cogne comme j'ai rarement vu, les zikos sont maintenant complètement en transe , moi aussi d'ailleurs, le public est hypnotisé, mais putain comment il cogne ce batteur, j'essaie de me reculer pour me fumer une tite clope, je me passe la main sur le front, je suis trempé, et là commence les premières notes d'Atlas, le public ne fait plus qu'un, il se soulève d'un coup, la salle est en complète communion avec ce qui se passe sur scène, le centre de l'univers EST sur scène, j'ai rarement vu un public aussi absorbé et aussi hypnotisé par un groupe, Atlas se déroule à fond, presque trop vite, le son est énorme, il fait super chaud, "ah tiens j'arrive encore a suer on dirait", mais pas le temps de se perdre dans des conjectures, tout se passe sur scène, la suite du set est déjà là, le batteur me fait vraiment tripper, il mule comme un furieux sur sa batterie, pas le temps de respirer, avec de magnifiques passages ou le tempo varie 35 fois dans le même morceau, les arrangements sont a tomber, putain je commence à fatiguer la, je sens plus mes jambes, mais rien a foutre, je sortirai pas de la foule, le son est toujours aussi puissant, les zikos sont en nage, le set se termine net.

Pas de rappel.

Avec Ash on se regarde : "ouaaaaaaaaaacha la giflasse !!!!!!"

Après plus rien n'avait de saveur... on s'est tracé.

Pour la peine voici une vidéo d'une heure d'un de leur concert

C'est chaud, élitiste, puissant, a crever, énorme, jouissif, neuf, implacable, bref j'adooooore !

Battles LIVE (1 heure de bonheur !!)


Atlas LIVE

Atlas Sound

Nous avons un bien bel automne qui commence il me semble.... Pour ajouter une note d'optimisme au tableau, j'étais à deux doigts de vous refaire un laïus sur Hope Sandoval...
Le hasard faisant bien les choses (pour une fois), je viens de mettre une oreille attentive et enjouée sur Atlas Sound, projet solo de Bradford Cox.

Bradford Cox ? Bradford Cox ? "Holy Fucking Moussaka" mais qui cela peut il bien être ??

Rien moins que le leader de Deerhunter (excellent groupe déjà chroniqué sur cet excellent blog). Le titre que j'écoute actuellement "My Car" est sirupeux, moite, mélancolique... Guitare lancinante, rythmique légère, voix à la Sandoval (non c'est pas une marque de shampoing)... Et là ca colle directo à la météorologie de ce mois de novembre...

De ce que j'ai pu en voir, sur scène il est tout aussi bien en solo qu'accompagné par un groupe. En solo la technique du sampling fonctionne a plein régime.

Signé sur le label Kranky, le premier album (quelques EPs avaient précédé) répondant au doux nom tortueux de "Let The Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel" est sorti en février dernier. Je vais donc me bouger pour y coller une paluchade dessus !

Très bel univers à écouter sur son Mounespace !

My Car (émeupètroi gratos encore une fois)

My Car (vidéal)


Winter vacation (excellent ca aussi)